Poser du lambris PVC dans une salle de bain : tasseaux, colle, finitions

Avatar de Maxence Roubaud

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Une salle de bain gagne rarement en rangement par le sol : c’est presque toujours par les murs qu’on trouve la place. Le lambris PVC coche deux cases à la fois dans cette pièce humide par excellence : il habille les murs abîmés par l’humidité et sert de support propre pour fixer ensuite étagères ou patères, sans craindre les infiltrations derrière un placo fatigué.

Étape 1 — Préparer le support avec des tasseaux

Avant toute pose, il faut fixer une ossature de tasseaux en bois traité ou en PVC directement sur le mur existant, à raison d’un tasseau tous les 40 à 50 cm à la verticale. Cette ossature crée une lame d’air entre le mur et le lambris, essentielle en pièce humide : sans elle, la condensation reste piégée contre le mur et finit par moisir en silence derrière le nouveau revêtement.

Étape 2 — Vérifier l’aplomb avant de fixer

Un niveau à bulle ou un niveau laser permet de vérifier que les tasseaux sont bien d’aplomb avant fixation, quitte à glisser de petites cales derrière les tasseaux les moins droits. Une erreur d’aplomb de quelques millimètres sur le premier tasseau se répercute et s’amplifie sur toute la largeur du mur une fois les lames posées.

Étape 3 — Poser les premières lames

La première lame de lambris se fixe dans l’angle le plus visible de la pièce, à la visseuse, directement sur les tasseaux. Les lames suivantes s’emboîtent par un système de rainure et languette, et se fixent discrètement par l’intérieur de la rainure pour ne laisser aucune vis apparente en façade. Il faut prévoir un léger jeu de dilatation en haut et en bas, de l’ordre de quelques millimètres, car le PVC se dilate sensiblement avec les écarts de température et d’humidité d’une salle de bain.

Étape 4 — Coller aux endroits sensibles

Autour de la baignoire, du receveur de douche ou du lavabo, une colle néoprène spécial PVC, appliquée en plots ou en cordons, renforce l’adhérence là où les vis ne peuvent pas passer, notamment sur les découpes autour de la robinetterie. Cette colle a l’avantage de rester légèrement souple une fois sèche, ce qui absorbe les micro-mouvements du support sans craqueler.

Étape 5 — Soigner les finitions

Les profilés de finition — cornières d’angle, jonc de finition en haut et en bas, profilé de raccord — ne sont pas un détail esthétique secondaire : ce sont eux qui masquent les découpes imparfaites et surtout qui empêchent l’eau de s’infiltrer derrière le lambris aux points de jonction. Un joint silicone sanitaire, appliqué à la jonction entre le lambris et la baignoire ou le receveur, complète l’étanchéité à cet endroit particulièrement exposé aux projections d’eau.

Le résultat, une fois posé

Un lambris PVC bien posé dans une salle de bain tient largement plus de dix ans sans entretien particulier, hormis un nettoyage à l’éponge et un produit doux. Il devient ensuite un support fiable pour fixer une étagère ou un miroir, à condition de viser un tasseau plutôt que le lambris seul, plus fragile en fixation directe.

Pour organiser ce que la nouvelle salle de bain va accueillir, notre article sur les étagères murales sans percer propose des alternatives sans vis pour les zones où le perçage reste délicat. Sur les propriétés de ce matériau, l’article Wikipédia consacré au PVC détaille sa résistance à l’humidité.


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