Le phénomène du squirt, souvent enveloppé de mystères et entouré de nombreuses idées reçues, connaît un regain d’intérêt en 2025. Longtemps laissé dans l’ombre de la sexualité féminine, il représente aujourd’hui une facette essentielle à comprendre pour promouvoir une sexualité positive et mieux informée. Malgré sa présence récurrente dans les discussions, notamment sur des plateformes comme Doctissimo ou dans les magazines grand public tels que Marie Claire ou Glamour France, le squirt reste un terrain où se mêlent tabous, clichés et vérités scientifiques. Dans ce contexte, des spécialistes comme Magalie Guerrier-Benoît, docteure en sexologie, s’emploient à déconstruire les fausses croyances et à normaliser ce phénomène encore mal appréhendé. Cette exploration s’appuie tant sur des regards personnels que sur des études récentes permettant, entre autres, de comprendre que l’éjaculation féminine n’est pas un phénomène anecdotique mais une réalité accessible à toutes les femmes, loin des stéréotypes souvent véhiculés.
Avec l’évolution des mentalités et l’apparition de ressources pédagogiques modernes, le sujet s’invite plus fréquemment au cœur des discussions sur la santé sexuelle, notamment dans les interventions en milieu scolaire et via des médias engagés tels que Sexualité Positive ou Osez le féminisme. Cette dynamique contribue à briser les silences qui pèsent sur la sexualité féminine et à replacer la question du squirt dans une approche respectueuse, éclairée et bienveillante. L’objectif est clair : offrir à chacune les clés pour comprendre ce phénomène intime, démystifier ce qui relève de mythes, et promouvoir une sexualité où la connaissance remplace les tabous. Une démarche essentielle pour une époque où l’information santé est plus accessible et où les femmes revendiquent leur droit à une vie sexuelle libre et épanouie.
Squirt : définition, origine et mécanismes physiologiques expliqués selon la science en 2025
Le squirt, également connu sous le nom d’éjaculation féminine, est souvent mal compris et confondu avec d’autres phénomènes liés à la sexualité féminine. Son étude scientifique a progressé de manière significative ces dernières années, notamment grâce à des recherches médicales et sexologiques approfondies qui ont permis d’en démêler les mécanismes. En 2025, plusieurs sources fiables comme Le Journal des Femmes Santé et Santé Magazine confirment que le squirt n’est pas une anomalie mais une capacité naturelle que toutes les femmes possèdent.
Le liquide expulsé lors d’un squirt provient principalement des glandes de Skene, parfois qualifiées de “prostate féminine”, situées autour de l’urètre. Lorsque ces glandes sont stimulées — souvent par une activité sexuelle ou une masturbation spécifique — elles libèrent un fluide clair, inodore et incolore, expulsé via l’urètre. Cette sécrétion distincte ne doit pas être confondue avec de l’urine, même si ces deux liquides transitent par le même canal. Cette distinction fait toujours débat dans l’opinion publique mais a été précisée par des analyses scientifiques récentes.
Les quantités de fluide libérées varient grandement d’une femme à l’autre, allant de quelques millilitres à plusieurs centaines dans des cas exceptionnels, souvent exacerbés dans des contextes pornographiques, comme l’explique Faustine Karel, ancienne actrice X relayée par Cosmopolitan France. Les pratiques spécifiques visant à augmenter cette production, telles que l’hydratation intense préalable, sont bien documentées mais ne reflètent pas la norme de la pratique saine ou naturelle du squirt.
Liste des principales caractéristiques physiologiques du squirt :
- Localisation des glandes de Skene autour de l’urètre
- Libération d’un liquide clair, inodore et non urinaire
- Déclenchement par stimulation du point G et urètre
- Volume variable de quelques millilitres à plus de 200 ml
- Phénomène réflexe, indépendant parfois de l’orgasme
Ces données remettent en cause des idées reçues très persistantes, notamment l’association systématique entre orgasme et squirt. En réalité, ce dernier peut survenir indépendamment, constituant un réflexe physiologique. Cette maitrise difficile à acquérir explique pourquoi certaines femmes ont besoin d’une exploration approfondie, parfois accompagnée par des sexologues professionnels tels que Magalie Guerrier-Benoît qui, dans son ouvrage « Je squirte donc je suis », partage un témoignage éclairant sur cette découverte du corps et l’acceptation progressive du phénomène.
| Caractéristique | Description | Débat courant |
|---|---|---|
| Origine du liquide | Glandes de Skene (prostate féminine) | Confusion avec l’urine |
| Nature du liquide | Clair, inodore, non urinaire | Confusions fréquentes |
| Volume expulsé | Variable (quelques ml à 200 ml+) | Mythe des quantités “extrêmes” |
| Déclenchement | Stimulation du point G, réflexe vaginale | Association erronée avec un orgasme obligatoire |

Démystifier les idées reçues courantes sur le squirt et l’éjaculation féminine
Depuis toujours, l’éjaculation féminine suscite des croyances souvent erronées qui peuvent générer confusions, honte, voire un rejet de ce phénomène. En 2025, l’analyse de la littérature par des experts de Doctissimo et Passion Menstruelle met en évidence plusieurs fausses idées persistantes que nous allons ici déconstruire en s’appuyant sur des preuves scientifiques et témoignages divers.
1) Le squirt serait de l’urine
Il s’agit sans doute de la croyance la plus répandue. Pourtant, plusieurs études ont démontré que le liquide expulsé ne correspond ni à de la cyprine ni à de l’urine. Il provient bien des glandes de Skene qui produisent une sécrétion distincte. Cette précision est fondamentale pour déstigmatiser le phénomène, rendant sa pratique plus acceptable socialement.
2) L’éjaculation féminine n’arrive qu’avec l’orgasme
Le squirt est souvent présenté comme une conséquence systématique de l’orgasme féminin, ce qui est faux. De nombreuses femmes témoignent pouvoir éjaculer sans ressentir d’orgasme et inversement. Cette dissociation montre que le squirt est davantage un réflexe physiologique qu’un signe indissociable de plaisir intense.
3) Cela nécessite des relations sexuelles passionnées et sauvages pour arriver au squirt
Contrairement aux fantasmes véhiculés par certains médias, la pratique du squirt n’exige pas d’intensité fougueuse ou de situations hors du commun. La plupart des femmes parviennent à éjaculer après un travail progressif, souvent lors de stimulations solitaires avec contrôle et retenue des muscles pelviens. Cette notion d’entraînement est soulignée par de nombreux professionnels, et reprise par des ouvrages comme « Osez… découvrir le point G » d’Ovidie.
- Mythes combattus : urine, activité sauvage, orgasme obligatoire
- Réduction des tabous via éducation et témoignages
- Importance de la connaissance anato-physiologique
- Valorisation de la diversité des expériences féminines
| Idée reçue | Réalité en 2025 |
|---|---|
| Squirt = urine | Liquide spécifique des glandes de Skene |
| Squirt = orgasme automatique | Phénomène réflexe, parfois décorrélé |
| Squirt = acte sauvage et passionné | Pratique progressive, souvent solitaire |
Le rôle de l’éducation sexuelle et de la médiation en 2025 pour normaliser le squirt
La transmission d’une information juste et déstigmatisée sur le squirt demeure une priorité en santé publique sexuelle. Depuis plusieurs années, la médiation menée par des sexologues comme Magalie Guerrier-Benoît, active également dans les lycées, contribue à offrir aux jeunes femmes une meilleure connaissance de leur corps. France Inter Santé, Sexualité Positive et Osez le féminisme s’inscrivent dans cette dynamique en proposant régulièrement des programmes et contenus pédagogiques adaptés.
Cette éducation vise à :
- Démystifier les réactions physiologiques féminines naturelles
- Encourager l’acceptation corporelle et le plaisir sans honte
- Former à la connaissance du point G et à la maîtrise des muscles pelviens
- Fournir des outils pour une communication saine autour de la sexualité
Par exemple, au sein des établissements scolaires, les ateliers consacrés au squirt incluent des discussions ouvertes, des visualisations anatomiques et des témoignages, permettant de casser le silence. Ils montrent que ce phénomène n’est ni exceptionnel ni honteux, mais un aspect comme un autre de la sexualité féminine. L’initiative inspire une confiance nouvelle chez les jeunes, qui se sentent autorisées à explorer leur corps dans un cadre sécurisé, loin des fausses représentations souvent véhiculées sur Internet.
Il est notable que ces approches éducatives bénéficient aussi aux partenaires, impliquant une dimension inclusive et respectueuse de la diversité sexuelle. Les hommes y gagnent une compréhension plus profonde des besoins féminins, favorisant une sexualité plus empathique et satisfaisante.

Pratiques et conseils pour explorer le squirt : guide pour 2025
Pour les femmes curieuses d’expérimenter le squirt, plusieurs conseils pratiques reposent sur une meilleure compréhension corporelle et une approche progressive. Les ressources modernes et forums, ainsi que des ouvrages spécialisés, accompagnent ce cheminement vers la maîtrise et l’acceptation, comme ceux évoqués dans Doctissimo ou le site Passion Menstruelle.
Étapes clés pour vivre une expérience de squirt sereine et épanouie :
- Se connaître physiquement : apprendre l’anatomie intime en observant le vagin, le clitoris, le point G et les glandes de Skene.
- Travailler la respiration et la détente : des exercices de respiration profonde favorisent la relaxation musculaire essentielle au contrôle des sensations.
- Exercices de musculation pelvienne : comme le yoga ou les exercices de Kegel, ils renforcent la maîtrise des muscles qui contrôlent l’éjaculation.
- Stimulation ciblée : apprendre à stimuler le point G tout en contrôlant son propre plaisir pour favoriser la libération progressive du liquide.
- Communication avec le partenaire : instaurer un climat de confiance et d’écoute mutuelle autour de l’envie d’explorer ce phénomène.
Ce parcours s’appuie aussi sur le refus des idées reçues qui peuvent freiner l’épanouissement. Il favorise un rapport au corps libre de jugements, où l’erreur et la découverte sont accueillies sans tabou.
| Conseil | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Connaissance anatomique | Découvrir sa morphologie intime | Favoriser l’autonomie |
| Relaxation & respiration | Détendre les muscles pelviens | Améliorer le contrôle |
| Exercices de Kegel | Renforcement musculaire ciblé | Maitriser l’éjaculation |
| Stimulations progressives | Exploration du point G | Déclencher le squirt |
| Communication ouverte | Dialoguer avec son partenaire | Installer la confiance |
